Les 12 traits de caractère du patron détestable, détesté et inefficace

Je suis certain que nous avons tous eu un poste où le patron était horrible. Le type de chef qui rend votre travail insupportable au point que vous sentez que vous pourriez claquer la porte à n’importe quel moment. Malheureusement il existe un tas de chefs, managers ou patrons horribles, ceux qui peuvent transformer le plus sympa des jobs en job infernal.

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Ils sont assez faciles à reconnaître au travers de ces quelques caractéristiques :

1. Hyper contrôlant

Il existe une différence évidente entre un chef et un leader. Un leader sait comment motiver ses collaborateurs et les rendre meilleurs.

Un mauvais chef ressemble plus à un contrôleur délégant qui se préoccupe plus de surcharger de tâches ses collaborateurs sans prendre la peine de leur expliquer pourquoi, ni le sens des choses. Beaucoup de collaborateurs ne savent toujours pas pourquoi on leur demande de remplir des rapports d’implémentation, ou rapports de suivi.

2. Indécis

Les mauvais patrons sont indécis sur ce qu’ils veulent réaliser ou quels objectifs ils veulent atteindre.

C’est parce qu’ils ne prennent pas la peine d’analyser la situation et de prendre le recul nécessaire pour considérer le résultat souhaité. Ils ne pensent qu’en termes de « bonnes idées » (les leurs ou celles de leurs collaborateurs préférés) et veulent les mettre en place à tout prix sans prendre en compte les avis des uns et des autres.

Quand ils prennent le temps d’y réfléchir, ils ne savent pas s’ils veulent rester sur les voies choisies car ils ne savent pas ce qu’ils veulent. Et si les choses devaient mal tourner ils en porteraient la responsabilité.

Un véritable leader évaluera la situation et sera capable de reconnaître les décisions qui seront meilleures pour l’équipe ou l’entreprise. Et même si la décision est bonne il n’aura pas peur d’échouer et essayer une meilleure solution.

3. Têtu

Ces patrons pensent toujours avoir raison et ne veulent pas entendre les opinions des autres, ils se montreront méprisants envers une autre idée surtout si elle semble meilleure que la leur… ou s’en attribueront le crédit.

Les managers têtus peuvent casser le moral de toute une équipe et sont préjudiciables au développement de l’entreprise.

Les leaders sont suffisamment ouverts d’esprit et connaissent la valeur de chacun dans une équipe, savent que chaque collaborateur peut être à l’origine de bonnes idées et apporter leur pierre à l’édifice si le management est humble et humain.

4. Résistant au changement

Un mauvais manager aime que les choses restent comme elles ont toujours été, et n’aime pas que les processus de l’entreprise changent.

En général, les gens n’aiment pas avoir à faire des choses qui leur demandent de changer leur façon de faire. Mais que les managers soient ceux qui s’opposent au changement, non seulement ce n’est pas leur job mais de plus ils mettent leur poste en jeu.

Une affaire qui se développe demande qu’on se réinvente régulièrement, soi-même et le bureau, d’inventer de nouveaux concepts qui permettront à vos collaborateurs de mieux travailler et de mieux satisfaire vos clients.

5. Micro-management

C’est certainement très subjectif de ma part, mais le micro-management est l’un des pires modes de management d’un être humain envers un autre.

Le mauvais manager qui contrôle en permanence le travail à faire pour s’assurer qu’il sera fait tel qu’il le souhaite est un imbécile. Il démotive ses collaborateurs et ruine la qualité du travail fourni.

Les entreprises où il fait bon travailler mettent l’accent sur l’autonomie et offrent dans la mesure du possible la liberté à leurs collaborateurs  d’accomplir plus en instillant un peu de leur façon de faire. C’est bien moins stressant tant pour les managers que pour les collaborateurs.

6. Management par la peur

C’est le mode de management le plus archaïque qui soit, où le manager est un véritable demi-dieu, mais au vu des évolutions de nos sociétés il n’y a plus de place pour ce mode de leadership.

Une journée de travail type est bien plus libérale et la peur n’est plus une forme de management valable. Nous avons forcément tous vu de vieux films dans lesquels un manager menace constamment un employé de le virer s’il ne rend pas son travail dans les temps.

Il y a une raison pour laquelle le manager dans ces films représente le « méchant ». Désolé Mr Burns, mais ce style de management ne fonctionne plus.

7. Manque de vision

On peut vraiment dire que c’est mal barré quand un chef n’a pas de vision à long-terme et qu’il se focalise uniquement sur des objectifs à court-terme. Que ce soit en rapport avec un produit, un service, l’environnement de travail, ou des conflits, un chef qui ne sait pas prendre le temps de fixer des objectifs à long-terme détruit le moral de ses collaborateurs.

Les grands leaders ont une feuille de route sur les choses à accomplir sur les semaines à venir, les mois à venir et sur plusieurs années.

8. Favoritisme

Le népotisme n’a pas sa place au travail, ou plutôt ne devrait pas avoir sa place. Les mauvais managers ne devraient pas avoir leurs têtes au bureau, surtout s’il s’agit de mettre quelqu’un en charge d’une équipe.

Un manager peut parfaitement développer des amitiés avec certains de ses collaborateurs (même si certains pensent le contraire), mais il doit absolument savoir quand faire la part des choses entre amitié et travail.

Les leaders voient souvent les relations interpersonnelles au travail comme un plus  au fait d’être collègue. Ils parviennent à faire la différence entre le travail et affaires privées, et tentent de faire de leur mieux pour avoir la meilleure relation possible avec chacun au bureau.

9. Arrogant

Tout comme le fait d’être têtu, un chef arrogant peut détériorer le lieu de travail avec sa personnalité ostentatoire. Il traîne cette attitude bravache partout comme s’il était la personne la plus puissante sur Terre. Ce qui est bien sûr faux.

Il n’y a pas de place pour la frime au bureau et les bons leaders laissent leur ego au vestiaire en arrivant. ils savent que pour avoir des collaborateurs impliqués ils doivent s’assurer que tous travaillent en équipe, sans chercher à mettre en avant leurs réalisations.

10. Colérique

Les chefs colériques sont ridicules. Ils pensent que parce qu’ils ont été promu à un poste important ils peuvent réprimander, rabaisser et maltraiter les autres. Ce n’est clairement pas un bon baromètre de leadership et cela revient au management par la peur.

Les véritables leaders ont un comportement stable et ne laissent pas leurs émotions prendre le dessus.

11. Distributeur de mauvais points

C’est très proche de la personne qui a toujours une bonne excuse au bureau. Ce genre de manager est toujours à la recherche d’une personne à blâmer au lieu de prendre ses responsabilités.

De façon générale, le blâmeur en chef ne voit que ce qui ne va pas et rejette constamment la faute sur ses collaborateurs.

Un grand leader est capable de transformer ses erreurs en version bêta, et plus encore et il prend la responsabilité des erreurs commises par ses collaborateurs. Simplement parce qu’il n’était pas là pour les empêcher d’arriver.

12. Dirigé par ses émotions

Pour finir, un mauvais manager est mené par ses émotions. C’est une chose que de prendre des décisions basées sur la confiance en soi et ses tripes  mais c’est tout autre chose que de prendre des décisions sans raisons apparentes.

Les leaders prennent généralement leurs décisions à partir d’un maximum d’informations pour soutenir leurs choix.

C’est une route bien moins risquée et la récompense est souvent plus élevée. Les très nombreuses solutions d’aide à la décision existent bien pour une raison précise: aider les managers à synthétiser le maximum de données possible pour confirmer ou infirmer leurs hypothèses.

Rappelez vous qu’il existe une distinction claire entre être un chef (et surtout être un mauvais chef) et être un leader.

Les entreprises se développeront plus vite si on pousse les gens à devenir de meilleurs leaders. C’est pourquoi il est important de faire en sorte que les collaborateurs soient impliqués au bureau. Mettez donc en place des pratiques qui vont permettre à vos collaborateurs de devenir des leaders au bureau et mieux se respecter mutuellement.

 

Article de Jeff Fermin paru sur www.huffingtonpost.com

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